La Triennale Bex & Arts est issue d’une exposition de sculpture organisée en 1978 par le sculpteur André Raboud et par ses amis Suzanne et Pascal Cadosch, dans la propriété de la Tour de Duin, au dessus de Bex. Elle présentait 9 sculpteurs suisses romands : Daniel Galley, André Gigon, Charles de Montaigu, Marco Pellegrini, Fred Perrin, André Raboud, Albert Rouiller,Claude Tièche et André-Paul Zeller.En 1981, sous l’impulsion d’Aimé Desarzens, alors syndic de Bex, l’exposition bénéficie du soutien de la Commune et un comité d’organisation se met en place. C’est à ce moment que l’exposition de sculpture contemporaine Bex & Arts prend la forme d’une triennale.
Bex & Arts 1981 et Bex & Arts 1984 se déroulent en plusieurs lieux de Bex, notamment à la Tour Duin, dans le parc de Szilassy, au Château Feuillet et à l’Hôtel de Ville.À partir de 1987, le comité d’organisation s’adjoint comme curateur l’historien de l’art Nicolas Raboud et le parc de Szilassy est choisi comme lieu unique d’exposition.
La Triennale Bex & Arts est issue d’une exposition de sculpture organisée en 1978 par le sculpteur André Raboud et par ses amis Suzanne et Pascal Cadosch, dans la propriété de la Tour de Duin, au dessus de Bex. Elle présentait 9 sculpteurs suisses romands : Daniel Galley, André Gigon, Charles de Montaigu, Marco Pellegrini, Fred Perrin, André Raboud, Albert Rouiller, Claude Tièche et André-Paul Zeller.
En 1981, sous l’impulsion d’Aimé Desarzens, alors syndic de Bex, l’exposition bénéficie du soutien de la Commune et un comité d’organisation se met en place. C’est à ce moment que l’exposition de sculpture contemporaine Bex & Arts prend la forme d’une triennale.
Bex & Arts 1981 et Bex & Arts 1984 se déroulent en plusieurs lieux de Bex, notamment à la Tour Duin, dans le parc de Szilassy, au Château Feuillet et à l’Hôtel de Ville.
À partir de 1987, le comité d’organisation s’adjoint comme curateur l’historien de l’art Nicolas Raboud et le parc de Szilassy est choisi comme lieu unique d’exposition.
1978
La première édition d’une exposition de sculpture contemporaine à Bex, qui ne s’appelle pas encore Bex & Arts. Le projet avait germé dès 1977 dans les esprits créatifs d’André Raboud et de Suzanne Cadosch.
Inaugurée le 8 juin et ouverte jusqu’à début octobre, elle réunit dans la propriété de la Tour de Duin, au-dessus de Bex, les oeuvres de neuf artistes romands : André Raboud, Daniel Galley, André Gigon, Charles de Montaigu, Marco Pellegrini, Fred Perrin, Albert Rouiller, Claude Tièche et André-Paul Zeller. S’y ajoute une oeuvre de Max Bill.
L’idée était d’initier le public bellerin et chablaisien à la sculpture contemporaine et de faire connaître Bex au-delà de ses limites régionales. Cette première exposition, faite avec les moyens du bord et totalement privée, est gratuite.
1981
Encouragés par le succès de la première édition et forts du soutien du syndic de l’époque Aimé Desarzens, André Raboud et Pascal Cadosch, époux de Suzanne, paysagiste et municipal à Bex, lancent la deuxième exposition de sculpture contemporaine, qui est aussi la première Triennale Bex & Arts.
La manifestation prend de l’ampleur et essaime dans plusieurs lieux de Bex: des oeuvres de 45 artistes sont présentées. En plus des sculptures, une exposition des peintures de Frédéric Rouge est organisée à l’Hôtel de Ville, une autre de peintres bellerins à la galerie Valentines, des récitals et des concerts gratuits ajoutent une note musicale à l’événement, qui devient alors la Triennale Bex & Arts.
1984
La Triennale est sur les rails. Pascal Cadosch préside le comité d’organisation. Le plasticien schaffhousois René Moser monte à bord aux côtés d’André Raboud, pour ouvrir l’exposition aux artistes alémaniques. L’événement prend de l’ampleur, les soutiens financiers publics et privés permettent de voir plus grand. Quelque 70 sculptures sont exposées à la Tour de Duin, au Château Feuillet, à l’Hôtel de Ville et, pour la première fois, au Parc de Szilassy
pionnier·e·s
Suzanne Cadosch
André Raboud
Aimé Desarzens
1987 -
Traces du sacré
Cette année marque l’entrée en scène de Nicolas Raboud, historien de l’art et cousin d’André. Le comité d’organisation le nomme curateur, fonction qu’il occupera jusqu’en 2008. Il marquera durablement de sa personnalité les huit éditions qu’il aura organisées. Il choisit définitivement le Parc de Szilassy comme lieu unique de l’exposition. La Triennale prend son rythme de croisière, invitant à chaque édition des sculpteurs de la Suisse entière. Pour chacune d’elles, Nicolas Raboud et le comité d’organisation choisissent une thématique différente: celle-ci s’intitule « Traces du sacré ».
1990 -
Le dormeur du val
Sous l’impulsion de Nicolas Raboud, le catalogue de l’exposition prend de la consistance. Un texte de l’historien de l’art et écrivain belge Yves Tenret, ainsi que des photos de Magali Koenig (qui sera fidèle au rendez-vous de Bex & Arts pour plusieurs catalogues) viennent enrichir la thématique cette année-là, « Le dormeur du val ». Nicolas Raboud: « Le texte demandé à Tenret n’est qu’un regard qui se cache et qui se trahit, une lecture singulière, un geste amical ou distant. Il éclaire de sa propre lumière les ateliers, les œuvres, les hommes et les femmes rencontrés… »
1993 -
La mise en scène
Le domaine de Szilassy accueille cette année cinquante-sept artistes, dont sept viennent du Bade-Wurtemberg. Une façon de montrer les liens qui unissent Bex à sa ville jumelle allemande de Tüttlingen. Nicolas Raboud propose aux sculpteurs de s’exprimer sur le thème de « La mise en scène »
1996 – Babylone, un jardin suspendu
1999 – Mémoires, paysages intérieurs
2002 – Noces
2005 – Le goût du sel
2008 – Lasciami
Le concept de «territoires» est équivoque, il est usité tant en biologie, en architecture, qu’en politique ou en sociologie. A l’époque du capitalisme tardif et du marché mondialisé, les notions que recouvre ce terme sont floues, tout comme les frontières qui délimitent les différents domaines dans lesquels il s’applique; la politique se mêle à l’économie ou à la sociologie par exemple. Il en va de même dans les systèmes de la culture et de l’art au sein desquels la sectorisation est devenue problématique, voire surannée.
La notion de sculpture
Appliqué à la sculpture, le concept TERRITOIRES se rapporte notamment à la question des frontières entre les diverses formes artistiques, devenues floues et difficiles à délimiter. En effet, même si le recoupement entre le design et le domaine des beaux-arts reste explicite et repérable, la focalisation sur un médium spécifique au sein même des arts plastiques disparaît au profit du recours à la mixité des médias. Sculpture, vidéo, performance, peinture, photographie et installation s’allient ainsi dans des travaux pluridisciplinaires qui constituent des ensembles complexes. Aujourd’hui, le classement rigide des médias ne permet en effet plus d’apporter matière à la compréhension d’une œuvre. Néanmoins, dans le contexte d’une exposition en plein air, la sculpture demeure une catégorie inévitable et c’est dans cette optique que le comité d’organisation conserve le terme «sculpture» en sous-titre de l’exposition. Cette notion contient des thèmes qui lui sont inhérents, comme l’équilibre, les rapports de perspectives ou encore le lien entre corps et espace, mais ceux-ci ne sont pas obligatoirement matérialisés par le biais d’une sculpture dans le sens traditionnel du terme. Dans la «sculpture» d’aujourd’hui, ces thèmes peuvent également être traduits par d’autres médias et à travers des références au contexte politique, culturel et social, comme c’est le cas par exemple de l’art conceptuel. En convoquant aussi la contribution de stratégies esthétiques comme l’installation ou les arts performatifs, le commissariat de Bex & Arts appréhende la notion de sculpture au sens le plus large. En considérant que la «sculpture» regroupe différents médias, cette notion se situe à la limite de la définition d’un moyen d’expression artistique et elle devient elle-même un thème de réflexion. A ce propos, TERRITOIRES, à la fois titre et concept, se rapporte directement à l’exposition Bex & Arts: la Triennale de sculpture en plein air, fondée il y a une trentaine d’années, change pour la deuxième fois d’organisateur et emprunte ainsi un nouveau chemin. En thématisant les frontières de l’art et la notion de sculpture, elle remet en question son propre champ de travail.
TERRITOIRES, sites artistiques
Le concept TERRITOIRES permet d’ancrer les démarches et la réflexion dans le contexte précis de l’exposition. A ce sujet, le texte de Brian O’Doherty, Inside the White Cube, paru en 1976, situe l’innovation de l’art du XXème siècle dans la redéfinition constante des frontières de l’œuvre d’art, ainsi que dans l’élargissement de ses limites. Durant les années 60 et 70, on assiste à une évidente abolition des frontières entre les oeuvres et les espaces d’exposition tels que les galeries ou les musées. Dans le cas de Bex & Arts, le parc qui accueille les œuvres lors de l’exposition se profile alors comme un lieu particulier où la question des frontières est inévitablement présente. L’étymologie du mot «parc» est à cet égard significative: le terme latin «parrikus» définit un «espace clôturé». La propriété de Szilassy n’est ni un espace public, comme c’est le cas de Skulptur Projekte Münster ni un espace naturel «brut», comme à Môtiers par exemple. Il s’agit d’un parc construit en 1835 selon la tradition du jardin paysager anglais, et il tire sa particularité de sa situation au sein de la topographie préalpine vaudoise. Conçu dans l’idée romantique de s’adonner à la contemplation et à la rêverie, ce site est entouré de vignes escarpées et de chaînes montagneuses. La nature construite s’y confronte ainsi à la nature sauvage, marquant une limite claire entre l’une et l’autre. Cette confrontation fait écho aux jardins paysagers historiques du XVIIIème siècle, qui étaient symboles de libération vis-à-vis du joug de la Monarchie, mais aussi d’aspiration à la rencontre avec la nature sauvage.
TERRITOIRES fait donc allusion à la question de la délimitation dans différents domaines. Le concept aborde, d’une part, la problématique de l’œuvre détachée de son contexte dans la sculpture moderne; et d’autre part, il thématise la délimitation inévitable entre le parc de Szilassy et son environnement. L’exposition entend questionner ce rapport entre détachement et dialogue.
Artistes :
Adriana Beretta
Daniel Berset
Maya Bringolf
Stefan Burger
Valentin Carron
Christina Hemauer / Roman Keller
Les frères Chapuisat
collectif_fact
Claudia Comte
Rudy Decelière
Carla Demierre, Fabienne Radi
Simon Deppierraz
Meike Dölp, Isabelle Krieg
Vincent Kohler
Kressig AG
Jérôme Leuba
Beat Lippert
Christian Ratti
Delphine Reist
Latifa Echakhch
Reto Emch
Le Gentil Garçon
Hélène Gerster
Maria Elena Gonzàlez
Bob Gramsma
Michael Günzburger
Dunja Herzog
Daniel Robert Hunziker
Alexandre Joly
San Keller
David Renggli
Kilian Rüthemann
Katja Schenker
Geneviève Favre Petroff
Jean Scheurer
Denis Schneider
Loredana Sperini
Gerda Steiner & Jörg Lenzlinger
Costa Vece
Le concept de Bex & Arts 2014, Émergences, propose une réflexion sur la relation que l’homme entretient avec le monde contemporain, sur l’utopie d’une compréhension globale de l’univers et sur le rapport de l’œuvre d’art avec le « tout » dont elle procède. Chaque œuvre cristalliserait ainsi l’émergence d’une « île » poétique et artistique.Cette réflexion est sous-tendue par des théories philosophiques du monde contemporain (rhizome deleuzien, bulles et sphères chez Sloterdijk, hétérotopie foucaldienne) qui lisent l’univers au-delà de la linéarité et de la diachronie, à l’heure de l’éclatement de la monade et de sa démultiplication. L’émergence métaphorise alors l’apparition artistique qui dérive et découle directement de ce réseau bullaire, sphérique, de cet « organisme » en mouvement, tout en s’en différenciant. Issue du magma universel, l’œuvre d’art émerge par sa tonalité imaginaire et poétique, par la force infinie de ses possibilités.
Publication
Une publication accompagne l’exposition. En vente à l’entrée du parc de Szilassy, vous pouvez aussi la trouver auprès des éditions art&fiction à Lausanne.
Émergences, guide-catalogue comprenant les biographies des artistes et des notices sur les oeuvres présentées.
Auteurs
Noémie Enz, Julia Hountou, Robert Ireland, Fabienne Radi, Jessica Schupbach, Isaline Vuille.
Traduction
Margie Mounier
Photographie
David Gagnebin-de Bons
Photolithographie
Roger Emmenegger, Datatype SA
Graphisme
Aurèle Sack
Impression
Jean Genoud SA, Entreprise d’arts graphiques
Édition-diffusion
art&fiction
Artistes :
Gilles Aubry et Yves Mettler
Florian Bach
Manon Bellet
Vanessa Billy
Les Frères Chapuisat
Claudia Comte
Romain Crelier
Rudy Decelière
Olivier Estoppey
Karsten Födinger
Christopher Füllemann
Mariano Gaich
Vidya Gastaldon
Florian Graf
Eric Hattan
Pascal Häusermann
Alain Huck
Alexandre Joly
Laurent Kropf
Markus Kummer
Beat Lippert
Lutz & Guggisberg
Luc Mattenberger
Michael Meier & Christoph Franz
Markus Müller
Shahryar Nashat et Etienne Descloux
Cat Tuong Nguyen
Yves Netzhammer
Sandrine Pelletier et Olivier Ducret
Guillaume Pilet
Christian Ratti
Boris Rebetez
Katia Ritz et Florian Hauswirth
Kilian Rüthemann
Vanessa Safavi
Pascal Schwaighofer
Kerim Seiler
Olivier Sévère
Thomas Stricker
Miki Tallone
Pierre Vadi
Christian Waldvogel
Zimoun
L’énergie, un titre pour relier trente et un sculpteurs et sculptrices, qui l’ont vue se décliner de la bombe atomique au feu de bois, à la centrale à charbon, au nucléaire, à l’hydrogène. Au(x) fil(s) du vent et de l’eau.
Des pratiques de la foi, de la perte de sa propre force, des sens à la quête de la meilleure énergie possible pour nous accompagner au cours de la vie.
En manquer ou en abuser, mal l’utiliser ou au contraire, merveilleusement, en faisant progresser l’Homme et ses environnements.
Dans des registres aussi variables que le spiritisme ou les longues prières sans interruption de l’Abbaye de Saint-Maurice, par exemple, comme dans d’autres temples de par le monde. La sieste.
Du joule au tesla. L’énergie.
Se donner la main, pour soutenir, pour aimer, pour accompagner.
D’une médecine parallèle à la thérapie très précise et contrôlée.
Du cœur.
Du gospel, du blues. Du cri.
Soleil-lune.
Des grandes transitions énergétiques pour ménager et stopper le changement climatique. L’effort, l’impossibilité à l’effort.
La pensée, la bibliothèque.
Transmission des savoirs, des connaissances et des «tours de main».
La technologie, la poésie dans tout ça ? Comment représenter un tel sujet avec les outils et la ruse de l’artiste, arts visuels, objet sonore, livre, textes, photographies, un Fablab, des films…
Et vous, venez nous voir, venez nous questionner, vous questionner.
Mercure et miel.
Venez à la source, vous nourrir à Bex & Arts, Triennale de sculptures en plein air 2017, vous qui venez de loin et de tout près. Un livre est publié. Et des activités transdisciplinaires, tables rondes et concerts vous attendent.
31 représentations, dans les expressions visuelles et plastiques de L’énergie.Catherine Bolle, directrice artistique, juillet 2016
La 13ème édition de Bex & Arts réaffirme l’engagement de la Triennale à l’égard de la sculpture contemporaine en plein air. Elle accueille différentes générations d’artistes, de 30 à plus de 80 ans, un mixte qui offre des rencontres entre plasticiens et ouvre le public à un large éventail d’expressions.
Notices des artistes rédigées par les étudiant.e.s en histoire de l’art de l’Université de Lausanne: Emilie Bruchez, Amalia Dévaud, Vanessa Diener, Camille Evéquoz, Stéphanie Isoz, Marie-Charlotte Lamy, Cassandre Lejosne, Diego Maddalena, Nayansaku Mufwankolo, Jean- Rodolphe Petter, Thomas Pochon, Sidonie Pradervand et Tristan Savoy.
Artistes :
Joëlle Allet
Mirko Baselgia
David Bill
Catherine Bolle
Frank Böttger
Yves Boucard
Daniela Carrara
Chantal Carrel
Romain Crelier
Yves Dana
Gaspard Delachaux
Nathalie Delhaye
Aloïs Dubach
Nicole Dufour
Reto Emch
Olivier Estoppey
Heinrich Gartentor
Etienne Krähenbühl
Umberto Maggioni
Pierre Mariétan
René Moser
Laurent de Pury
André Raboud
Daniel Schlaepfer
Andreas Schneider
Daniela Schönbächler
Eva Theytaz
Urs-P. Twellmann
Oscar Wiggli (hommage à)
Pierre Zaline
Nikola Zaric
Industria » est un terme polysémique dérivant des mots latins instruere (« insérer dans, bâtir, équiper ») et industria (« activité ») et caractérisant depuis le 18e siècle « l’habilité à produire ». Il désigne toute forme d’activité productive, et ce aussi dans le sens de production culturelle, artistique et intellectuelle. Il forme notamment l’essence et le point de départ des premières avant-gardes en architecture, en art et en design. Celles-ci – parmi elles le Bauhaus et d’autres initiatives innovantes contemporaines – ont développé leur créativité en collaboration avec le monde de l’industrie, ancrant leur savoir-faire artistique dans les conditions économiques et sociales spécifiques de leur temps.
La volonté de nouer des liens étroits et des synergies entre art, société et économie est particulièrement d’actualité dans notre ère qui se caractérise par une transition entre société industrielle et société numérique.
Une trentaine d’artistes, dont les noms seront révélés au printemps 2019, actifs dans la sculpture monumentale, dans l’installation et le Land art, sont invités à exploiter ce terme polysémique d’« Industria » selon divers angles d’approche, par une conception spécifique, un matériel choisi et une technique particulière, à travers une œuvre inédite créée à l’occasion de la Triennale.
Cette thématique fait écho au passé et au présent industriels de Bex et du Chablais, associés à ceux de la Suisse. Elle incite toutefois inévitablement à dépasser les limites régionales. Le bousculement des pratiques industrielles par la révolution digitale et l’urgence écologique conduisent à la nécessité d’une réflexion globale, à voix multiples, réunissant cultures, générations et genres. Dans cette optique, Bex & Arts étend sa sélection – jusqu’ici déjà ouverte à différentes régions culturelles helvétiques – à l’international. Une invitation à la Chine, ainsi qu’à la ville allemande de Tuttlingen – jumelée à Bex – démontrent la nouvelle orientation de la politique de sélection de la Triennale, convaincue du besoin impératif de dialogues multiculturels.
Résultat d’un processus créatif, l’acte d’« Industria » de ces artistes invités, hommes et femmes, suisses et étrangers, émergents et confirmés, est censé prendre en considération ce lieu d’exposition particulier comme site de croisement de données culturelles et naturelles, pouvant être exploré de manière ludique. Combinant les notions d’espace, de lieu et de production, les œuvres in situ sont destinées à fonctionner dans une logique durable qui tient compte de la situation unique du Parc de Szilassy.
Direction artistique :
Catherine Bolle
Assistance à la direction artistique :
Nayansaku Mufwankol
Artistes :
Joëlle Allet
Julien Aubert
David Bill (hommage à)
Anne Blanchet
Yves Boucard
Maya Bringolf
Daniela Carrara
Romain Crelier
Jonathan Delachaux
Alex Dorici
Nicole Dufour
Eggs & Bitschin, Matthias Pabsch
Olivier Estoppey
Massimo Furlan et
Antoine Friderici
Aurélien Gamboni
Marcus Gaudoin
Peter Kamm
François Lafranca
Pierre Loye
Anja Luithle
Pierre Mariétan
Josef Felix Müller
Léonard von Muralt
Huguette Poirier
Denis Roueche
Nora Schmidt
Andreas Schneider
Beatrix Sitter-Liver
Eva Theytaz
Floriane Tissières
Carles Valverde
Andrea Wolfensberger
Daniel Zea
Zhongying Shi